Les cicatrices

Des sillons, des fossés, des cratères ponctuent ce territoire de points d’exclamation Ce sont des témoignages silencieux, des sables mouvants de souvenirs  Chaque cratère est une étoile  qui relie les autres dans une constellation d’histoires Chaque trou un mot de mémoire,  chaque fossé un torrent d’évènements, qui grave la peau de son flot  C’est uneLire la suite « Les cicatrices »

Fenêtre sur cour

Chape de plomb. Tristes temps que ceux où l’on doit se séparer de ceux que l’on aime parce qu’on les aime. Chacun dans une pièce de puzzle. Chacun avec un poids invisible, omniprésent, comme une douleur sourde et lancinante. Ce mal qui est arrivé si vite. L’impression de vivre dans un mauvais film. Une pierreLire la suite « Fenêtre sur cour »

La danse

C’est l’invisible qu’il faut écrire.  Ce qui est visible à l’œil nu a déjà trouvé des paroles.  La danse, elle, est une forme d’invisible en mouvement, perceptible comme un battement du cœur.  Elle peut être devinée, elle peut être esquissée seulement, mais elle en demeure insaisissable, écrite par bribes.  Essayez d’imaginer une couleur qui n’existeLire la suite « La danse »

La fin du monde

Ces derniers temps avaient la saveur de la fin du monde. Violente, douce-amère et fleurie. Le vent semblait arracher le printemps naissant des arbres. Les cyprès pliaient sous les bourrasques, les quelques fleurs de cerisiers tentaient de s’attacher de tous leurs pétales aux branches. La grêle succédait au hululement des courants d’air.  -C’est un signe,Lire la suite « La fin du monde »

Lisbonne

J’ai aimé cette ville comme on aime une maitresse, avec dévotion et passion, immédiatement, jusque dans la chair. Je l’ai aimée comme le corps d’une amante, en la parcourant dans ses courbes et ses plis avec tout mon corps et toute mon envie.  Je me suis laissée bercer par son souffle, par ses murmures. LesLire la suite « Lisbonne »