Le voyage de petite plume

Voici quelques planches d’un projet jeunesse intitulé Le voyage de petite plume sur le thème de la grande odyssée qu’est grandir, en suivant le fil des saisons. Texte: Inês d’Almeÿ, Illustrations:Audrey Rohfritsch Le voyage de petite plume Petite plume vit dans un nid confortable, tout en haut d’un arbre. Il est bien rond, chaud etLire la suite « Le voyage de petite plume »

Chemins noirs

Chemins noirs du Morvan.  Jaune, bleu, blanc. Des cribles de coton sur une mer ouverte. Les âmes vives sont des fleurs des champs. Les pas crissent sur le foin. Le temps n’est pas.  Vert, bleu, blanc. Poussières de sentiers, ombrage d’arbres centenaires, les vignes comme des promesses. Saluer par leurs noms les plantes des sous-bois,Lire la suite « Chemins noirs »

Les cicatrices

Des sillons, des fossés, des cratères ponctuent ce territoire de points d’exclamation Ce sont des témoignages silencieux, des sables mouvants de souvenirs  Chaque cratère est une étoile  qui relie les autres dans une constellation d’histoires Chaque trou un mot de mémoire,  chaque fossé un torrent d’évènements, qui grave la peau de son flot  C’est uneLire la suite « Les cicatrices »

Fenêtre sur cour

Chape de plomb. Tristes temps que ceux où l’on doit se séparer de ceux que l’on aime parce qu’on les aime. Chacun dans une pièce de puzzle. Chacun avec un poids invisible, omniprésent, comme une douleur sourde et lancinante. Ce mal qui est arrivé si vite. L’impression de vivre dans un mauvais film. Une pierreLire la suite « Fenêtre sur cour »

La danse

C’est l’invisible qu’il faut écrire.  Ce qui est visible à l’œil nu a déjà trouvé des paroles.  La danse, elle, est une forme d’invisible en mouvement, perceptible comme un battement du cœur.  Elle peut être devinée, elle peut être esquissée seulement, mais elle en demeure insaisissable, écrite par bribes.  Essayez d’imaginer une couleur qui n’existeLire la suite « La danse »

La fin du monde

Ces derniers temps avaient la saveur de la fin du monde. Violente, douce-amère et fleurie. Le vent semblait arracher le printemps naissant des arbres. Les cyprès pliaient sous les bourrasques, les quelques fleurs de cerisiers tentaient de s’attacher de tous leurs pétales aux branches. La grêle succédait au hululement des courants d’air.  -C’est un signe,Lire la suite « La fin du monde »

Lisbonne

J’ai aimé cette ville comme on aime une maitresse, avec dévotion et passion, immédiatement, jusque dans la chair. Je l’ai aimée comme le corps d’une amante, en la parcourant dans ses courbes et ses plis avec tout mon corps et toute mon envie.  Je me suis laissée bercer par son souffle, par ses murmures. LesLire la suite « Lisbonne »

La randonnée

Ils marchaient en silence et un rythme s’installait, peu à peu, calqué sur la cadence de leurs pas. Ce rythme s’alignait avec leur respiration, un deux trois, un souffle, un pas, un autre, un deux trois, un pas, un autre, puis un souffle à nouveau. Une créature à trois jambes sortait peu à peu deLire la suite « La randonnée »

Vivre quelque part

Vivre quelque part C’est une pièce qui a pris notre odeur C’est être assis au sommet d’une montagne et en dessiner la vallée d’un regard Reconnaître sur une façade la couleur du temps Parcourir un sentier et y saluer les êtres, les feuilles qui dansent Y entendre le souffle de nos pas. Vivre quelque partLire la suite « Vivre quelque part »