Chemins noirs

Chemins noirs du Morvan.  Jaune, bleu, blanc. Des cribles de coton sur une mer ouverte. Les âmes vives sont des fleurs des champs. Les pas crissent sur le foin. Le temps n’est pas.  Vert, bleu, blanc. Poussières de sentiers, ombrage d’arbres centenaires, les vignes comme des promesses. Saluer par leurs noms les plantes des sous-bois,Lire la suite « Chemins noirs »

Les cicatrices

Des sillons, des fossés, des cratères ponctuent ce territoire de points d’exclamation Ce sont des témoignages silencieux, des sables mouvants de souvenirs  Chaque cratère est une étoile  qui relie les autres dans une constellation d’histoires Chaque trou un mot de mémoire,  chaque fossé un torrent d’évènements, qui grave la peau de son flot  C’est uneLire la suite « Les cicatrices »

La danse

C’est l’invisible qu’il faut écrire.  Ce qui est visible à l’œil nu a déjà trouvé des paroles.  La danse, elle, est une forme d’invisible en mouvement, perceptible comme un battement du cœur.  Elle peut être devinée, elle peut être esquissée seulement, mais elle en demeure insaisissable, écrite par bribes.  Essayez d’imaginer une couleur qui n’existeLire la suite « La danse »

Lisbonne

J’ai aimé cette ville comme on aime une maitresse, avec dévotion et passion, immédiatement, jusque dans la chair. Je l’ai aimée comme le corps d’une amante, en la parcourant dans ses courbes et ses plis avec tout mon corps et toute mon envie.  Je me suis laissée bercer par son souffle, par ses murmures. LesLire la suite « Lisbonne »

La randonnée

Ils marchaient en silence et un rythme s’installait, peu à peu, calqué sur la cadence de leurs pas. Ce rythme s’alignait avec leur respiration, un deux trois, un souffle, un pas, un autre, un deux trois, un pas, un autre, puis un souffle à nouveau. Une créature à trois jambes sortait peu à peu deLire la suite « La randonnée »